samedi 7 décembre 2013

Lecture cursive 6ème F : L'Enfant Océan, de Jean Claude Mourlevat



Suite à la lecture du roman de Jean Claude Mourlevat, L'Enfant Océan, réécriture moderne du Petit Poucet, les élèves de 6ème F ont imaginé de nouveaux chapitres. En voici quelques uns (les derniers sont en cours de correction...). Bonne lecture.
 


Récit de Noah Reicrem, 43 ans, matelot.

C’ matin  quand on v’nait d’quitter le port, y’a l’officier d’pont qui m’a dit :
-« Eh Noah, tu vas pas me croire, y’a un gosse sur le bateau !
- Non, tu veux rire !
- Si, si je te jure, je l’ai vu ce matin. Il était assis en tailleur sur le pont, avec une couverture marron sur les épaules. Viens, j’vais t’le montrer ! »
Donc je l’ai suivi. Jean marchait vite. Quand j’ai vu le gosse sur le pont, il m’a fait des signes bizarres. C’était dingue à quelle vitesse il allait ! Il a dû voir que je comprenais rien car il a furtivement fouillé dans son sac et a sorti  une feuille de papier et un crayon. Le gosse a commencé à écrire quelque chose et à dessiner. Une minute plus tard, il nous a montré la feuille, le môme avait écrit :
- « Je m’appelle Yan Doutreleau, j’ai dix ans. »
Et puis le môme, il nous a fait un truc comme ça

 A mon avis, il était content de partir en bateau, avec nous. C’môme est donc resté là pendant notre long voyage. En plus, il était résistant l’gosse là ! Il pleurait  jamais, alors qu’on essorait de ces tempêtes ! Même notre bateau, le Croiseur Interstellaire qu’il s’appelle, était moins résistant. On a fait tout le voyage avec lui, aller-retour. Quand on est revenu au point de départ, tout l’équipage s’est mis à travailler : serpillère, chiffon... Moi  j’avais envie d’aller aux toilettes et quand je suis revenu, l’môme n’était plus là, il avait juste laissé une pancarte : « merci » avec un machin comme ça :


Noah 




VII (bis)

Récit de Pauline Huriss, vingt-six ans, professeur de latin.

            Ce jour-là, il était à peu près dix heures. Je venais de corriger les copies de mes élèves. Le dernier contrôle avait été mal réussi. Je rentrais fatiguée chez moi, et j’étais en train de longer le stade qui se trouve à quelques maisons de chez moi, et j’ai vu sept enfants qui couraient en plein milieu du stade et qui tombaient tous les cents mètres. C’était très drôle mais aussi bizarre : quel parent laisserait ses enfants se promener la nuit ? Moi quand j’ai des parents qui demandent à me voir, ils ont toujours l’air sérieux.

Pour ne pas me faire repérer, je suis partie dans les buissons. Deux minutes après, je suis sortie de ma cachette et j’ai cherché les enfants mais ils avaient disparu. Est ce que j’avais rêvé ? Je n’en suis pas sûre car depuis le temps que j’habite ici, il s’en est passé des choses ! Mes copies qui disparaissent, le chat de la voisine qui se retrouve sur le toit tous les lundis ou encore ce certain M. Heycken qui ose venir dans une demeure où une veille dame est morte il y a six mois… Mais là, je doutais vraiment. Pour en avoir le cœur net, je suis partie vers les gradins et c’est là que je les ai trouvés. Ils étaient gelés, collés les uns contre les autres. Alors, pour me faire repérer, j’ai toussé légèrement et ils se sont tournés vers moi avec un air interrogateur et apeuré. Donc, comme pour me faire pardonner, je les ai invités chez moi. Ils ne m’ont pas tout de suite répondu mais dans leurs yeux, j’ai vu qu’ils acquiesçaient. Alors je leur ai dit :

« -Venez chez moi, au chaud.  »

Et toute la petite troupe m’a suivie. Arrivée chez moi, je leur ai dit de s’asseoir sur le canapé et je leur ai donné à manger. Vers cinq heures, ils sont repartis et le plus grand m’a dit :

- Merci.  



                                                          Alice MULLER




Récit d’Alexandre, 14 ans, collégien



Rémy était mon meilleur ami dans la classe et dans la cour nous étions inséparables. Tous les soirs, il allait chercher son petit frère Yann à l’école. Il le prenait sur son dos puis ils rentraient tous seuls, j’aimais bien les accompagner. Un jour alors que j’attendais Rémy devant chez lui, j’ai entendu  sa mère crier. Je lui ai demandé ce qui se passait. Elle m’a répondu que Rémy et ses autres enfants avaient disparu. Je lui ai demandé comment et quand c’était arrivé. Elle était tellement paniquée qu’elle ne me répondait même pas.

Sur le chemin de l’école, je réfléchissais à pourquoi ils se seraient enfuis. En arrivant au collège, à l’appel du premier cours, le prof a appelé Rémy. Personne n’a répondu, j’ai dit au prof que Rémy et ses frères avaient disparu.

Au début, le prof ne m’a pas cru mais quand il a vu que j’étais sérieux et que j’avais l’air inquiet, il est allé à la vie scolaire. Quand il est arrivé, les personnes de la vie scolaire lui ont dit que la mère avait appelé et pour dire que ses enfants avaient disparu.

Mais heureusement, très vite, cela n’a été que du passé. Vingt jours plus tard, ils ont été retrouvés, vers Bordeaux, dans une maison de vacances. A ce qu’il parait, dans la maison de vacances, il n’y avait ni eau ni électricité.

Tout à repris son cours normal au collège, et pour longtemps.

 
 Jason




X   

Récit de Rosaly, vingt ans, journaliste

J’étais en train de faire un reportage sur le confort des trains, quand j’ai vu ce petit garçon en train de prendre de la nourriture dans les autres bagages. Le contrôleur était déjà passé dans le compartiment. Le petit était habillé avec des vêtements déchirés. Il était vraiment maigre, presque squelettique, alors je lui ai donné des pommes. Le train est arrivé à la gare, je suis descendue et j’ai senti la présence de quelqu’un derrière moi ; ce n’était pas un, deux, mais sept petits garçons. Les enfants m’ont demandé :
-         Mademoiselle, pourriez-vous nous accompagner à la plage s’il vous plaît ?
-         Non, désolé j’ai du travail mais vous pouvez passer me voir quand vous le voulez, je suis tous les jours dans le train Bisca-Bordeaux.   
    Alors, ils sont partis au bord de la route.
Et c’est la dernière fois que je les ai vus.
J’avais le sentiment que leurs parents n’avaient pas d’amour pour eux ! Des enfants aussi misérables ! Je me suis dit, que pour montrer au Monde entier  la misère de ces pauvres enfants, je ferais un reportage.  Puis je suis allée à mon bureau et j’ai entendu dire que sept enfants avaient disparu mystérieusement. La police menait l’enquête.     
  
  
Lucyle et Manon M.




Récit de Jean Holding, 41ans,

boulanger-pâtissier

C’était un soir, alors que je balayais, j’ai vu un petit enfant qui avait à peu près 4 ou 5 ans vu sa taille. Il semblait avoir très froid et je l’ai invité à me rejoindre. Il avait les mains gelées et ne parlait pas.

Il semblait avoir très faim alors je lui ai demandé s’il voulait venir avec moi manger une petite sucrerie. Il avait un sourire radieux et ses yeux brillaient. Il n’a même pas mangé la moitié du bonbon. Je suis allé chez moi à l’arrière de ma boutique pour allumer un feu. Tandis que je préparais un chocolat chaud, il se réchauffait les mains contre la cheminée. Après avoir bu son chocolat chaud, je l’ai emmené dans une chambre pour dormir. Le lendemain matin, je suis allé le réveiller et j’ai vu la fenêtre de sa chambre ouverte. J’ai couru dehors pour le retrouver. Personne. Il n’y avait personne qui lui ressemblait.

J’ai essayé de me rassurer en me disant qu’il avait retrouvé ses parents mais au fond de moi, je me demandais pourquoi il s’était enfui de chez moi. Deux semaines plus tard, j’ai aperçu un enfant qui me paraissait familier. Je lui demande ce qu’il veut commander, il ne me répond pas. Je me suis souvenu de cet enfant que j’avais vu deux semaines plus tôt et je l’ai pris dans mes bras, rassuré.

Pierre & Sofiane


  


Récit de  Kevin « la flèche »,

                                                35 ans, cambrioleur


En pleine nuit, j’avais décidé de cambrioler une villa sur la plage. J’ai crocheté la serrure d’une villa. Et sur la table, j’ai vu un magnifique chandelier en or massif. Sur la pointe des pieds, je suis allé le prendre et là, j’ai vu des couvertures par terre. Je suis allé observer de plus près et j’ai vu sept enfants qui dormaient par terre. J’ai pris le chandelier, et je suis sorti de la pièce.
Je suis ensuite allé dans une chambre. J’ai cherché partout dans l’armoire, derrière les rideaux, sous le lit. Et là, j’ai vu sous le lit une boîte fermée par un cadenas. J’ai coupé le cadenas à coups de tenaille. Dans la boîte, il y avait bien 10 000 € ! Je suis allé dans les autres chambres mais il n’y avait plus rien d’intéressant ; il n’y avait que des posters de stars. Je suis parti par là où j’étais venu.
Et en partant, j’ai vu deux hommes avec une perceuse devant le garage. Je m'en fichais un peu, j’avais eu ce que je voulais !


Henri
 

                            

             Récit de Grégoire Lagre, 32 ans, aviateur 



Alors que j’allais voler en Baron pour faire des essais, j’ai vu ce petit garçon avec ses frères très mal vêtus. Je voyais qu’ils se ressemblaient tous, sauf le plus petit. Ils se sont rapprochés de moi timidement. Je leur  ai demandé leur prénom. Au début ils n’ont pas osé me répondre.
J’ai insisté:
« - Pourquoi vous n’osez pas me dire vos prénoms ? »
Ils ne m’ont pas répondu. Je leur ai demandé s’ils voulaient manger et ils ont hoché la tête. Je suis parti voir dans le frigo du club. Après leur avoir donné la nourriture, je suis parti aux toilettes et quand je suis revenu, ils étaient partis. Je me suis dit qu’ils devaient rentrer chez eux.

Steve





                              

                      Récit d’Edgar, 10ans, ami de Yann

Après la disparition de Yann Doutreleau, j’ai décidé d’enquêter. Je suis allé rendre visite à ses parents chez eux. Une fois dans la maison, je suis allé dans sa chambre. J’ai pris une loupe et j’ai vu des empreintes de chaussures. Je suis sorti de la maison et elles m’ont emmené au bord d’une route mais là les empreintes ont disparu !! Sur la route, à coté des traces de chaussures, il y avait des traces de pneus de camion.
Je suis rentré chez moi, j’ai pris mon vélo et j’ai suivi les empreintes de pneu. Au bout d’un moment, les traces de pneus se sont arrêtées devant un commissariat. Les traces de chaussures partaient en direction de l’herbe. J’ai suivi les traces des chaussures et j’ai vu Yann et ses frères. Je leur ai demandé ce qu’ils faisaient là. Et ils m’ont répondu qu’ils fuguaient. Mais Yann m’a dit de ne rien dire et de garder le secret. Je suis rentré chez moi. Ma mère, très inquiète, était tellement heureuse de me revoir qu’elle ne m’a même pas demandé ce que j’avais fait et cela m’arrangeait.  


Alexis et Edgar


 

 Récit de Paul Windows, 29 ans, éboueur



Alors que mon camion s’approchait vers la gare, je me suis arrêté pour y entrer.
J’ai vu un garçon qui m’intriguait beaucoup. Je n’ai pu m’empêcher de le suivre.
L’enfant s’est dirigé vers la sortie. Il y avait plusieurs enfants derrière les poubelles de la gare.
Je me suis avancé pour leur demander :
« Que faites-vous ? »
Le plus grand s’est approché de moi.
« - Désolé monsieur mais vous n’auriez pas quelque chose à manger ?»
 Je lui ai donné la moitié de mon déjeuner, il m’a remercié puis il a pris le train.
J’ai vu que les poubelles étaient pleines, alors je suis remonté dans mon camion pour les vider. Je les ai déchargées dans l’incinérateur puis je suis rentré.                                

Alessandro & Eliot

dimanche 9 juin 2013

Le procès de Renart (5ème C)

Suite à une séquence sur le Roman de Renart, les élèves de 5ème C ont imaginé le procès de Renart. En ce qui concerne le verdict, les avis étant partagés, nous avons dû procéder à un vote. Le résultat est sans appel...

samedi 1 juin 2013

Monologues cornéliens (classe de 4ème A)

Face à un terrible dilemme - tuer le père de celle qu'il aime ou laisser sa famille vivre dans le déshonneur - Rodrigue est seul en scène pour dire ses tourments avant de prendre une décision...

                                       
Acte 1, scène 6 : Rodrigue.

   Rodrigue - se met à genoux et verse quelques larmes 
Ô Seigneur ! Dis-moi ce que je dois choisir !
Entre rétablir notre honneur ou provoquer la mort du père de Chimène.
Briser le cœur de Chimène ? Je ne vois destin pire !
            De plus, ceci mettrait fin à notre projet d’hymen
            Mais l’affront que son père a fait à mon père
            Devrait lui attirer mon courroux.
            Ô Créateur ! Je n’ai donc pas assez souffert ?
            Dois-je encore subir ton courroux ?
            Ne pourrais-tu pas m’accorder rien qu’une fois,                                         
            Un choix qui ne soit pas tragique ?
            Dois-je en ma flamme ou en mon père avoir foi ?
            Si j’étais un as, serais-je celui de cœur ou de pique ?
            Il se tourne vers l’épée de son père.
            Et toi,  fidèle amie de mon père,
            Pourquoi ne pas l’avoir aidé, lui avoir servi de défense
            A ton maitre ?
            Ceci lui aurait évité cette offense
            Et m’aurait évité ce choix.  Même si le cœur ne m’en dit pas
            Je tuerai ce pendard, vous avez ma parole d’honneur !
            Je lui amènerai le trépas !
            Pour, à mon père, faire honneur!
                                                                   




Rodrigue

Ô cruel dilemme ! Mon amour, mon honneur,
Que choisir ? Mon père, ma bien-aimée, ou la mort ?
Et j’entends déjà ma douce Chimène en pleurs ;
Je vois mon amante triste devant un corps

Car m’importe peu la fin, elle sera fatale.
Un hymen rompu, une famille brisée.
Du sang qui est versé, voici le sort final
Entre lui et moi, l’un de nous va trépasser.

Il faut arrêter de se poser des questions
De l’amour ou l’honneur, il faudra bien agir.
Je vais restaurer l’honneur, alors combattons
Haut les cœurs ! Le sort ne me réserve pas pire.

Hostein Lola et Rauffet Maïlis 4ème A


                                         
Monologue de Rodrigue



Je dois tuer le père de ma douce amante ?

Ô père, je ne le puis, que je me lamente !

Ma famille est plongée dans un grand désarroi

Suis-je seul à pouvoir la sauver de l’effroi ?
Mais je manque de cœur, je suis si misérable
Quel ennui ! Et cette histoire est tant méprisable !
Je donne ma parole d’honneur je le jure,
Malgré ma flamme pour elle, je tue cette ordure !
Enfin de notre vie disparaitra le comte,
D’un coup fatidique, nous réglerons nos comptes !
Et toi, qu’en penses-tu, ma bien-aimée Chimène ?
Ton amour envers moi se changera en haine.
 
        
Estelle Caillaud et Marie-Méline De Oliveira



                                                                                    

DON RODRIGUE

Ô malheur ! Ô fatalité

Que faire ? Que choisir ?

Le déshonneur ou  perdre à jamais Chimène ?

Il me faut prendre une décision.
Mais laquelle ?
Comment pourrais-je trahir ma bien-aimée ?
Mon cœur serait brisé à jamais !
Mon père mourra de honte si je ne le venge pas !
Ô tristesse de la vie !

Pourquoi ? Pourquoi est-ce arrivé ?
Dieu me punit-il ?

Haut les cœurs ! Il me faut prendre une décision !
Je vengerai mon père, pour rétablir l’honneur de ma famille, peu m’importent les conséquences, c’est mon devoir en tant que fils !


 

RODRIGUE
Ô rage, ô jeunesse, pourquoi le destin s’abat-il sur moi ?
Mon père me donne un fardeau tellement lourd à porter,
Que je crois que mes épaules pourraient s’arracher.
Choisir entre ma douce Chimène et la rage d’honneur de mon père me déchire !
Ah démon des décisions qui arrache mes entrailles !
Et toi épée, si seulement mon père avait pu se servir de toi et se venger tout seul,
 je n’en serais pas là.
Tuer ou aimer, telle est la question.
Chimène ou mon père…
Mon père me dit toujours : si le cœur t’en dit, alors fais-le.
Alors c’est décidé je suis honorable mais mon cœur palpite tellement
Que trahir Chimène me serait impossible. Tant pis je trahirai mon père…


Vincent Lafon 4°A




1    Mon père, tu m’as demandé de tuer le père de ma bien aimée
      Elle est tout ce que j’aime, mais à cause de ce conflit,
      Je dois choisir ma mort ou celle de son père ?
      Je suis désormais dans un choix lié au sang.
5    Que dois-je faire ? Ma vie, ou celle d’un autre ?
      Si je meurs, je ne reverrai plus jamais ma bien aimée,
      Si je tue, Chimène me haïra ou se vengera...
      Mon père, tu m’as mis face à un grand dilemme
      Que seul un grand sage pourrait résoudre
10  Qui n’a qu’une seule issue, la mort.
      L’honneur de mon père sera en effet restauré,
      Mais mon amour partira à tout jamais,
      En même temps que l’âme de son père...
      J’ai réfléchi. Mon père m’a tout appris, il est beaucoup pour moi,
15  Malgré ma relation avec Chimène, je dois tuer son père.
      J’espère que Chimène comprendra mon acte...

Samuel et Pierre


Don Rodrigue 
Ô mon dieu ! Ô mon dieu ! Ô mon dieu !
Mon pauvre petit cœur qui se trouve en feu !
Je ne pourrai jamais tuer ma femme,
Mais c’est la fille de Don Gomes, ma flamme.

Je ne pourrai jamais me suicider non plus.
Comme le mariage ne se fera plus,
Mon existence ne sert plus à rien du tout
Et Chimène se trouvera un autre époux

Tant de fois, j’ai donné ma parole d’honneur
Je ne voudrais pas contrarier mon géniteur
La décision est prise : je vais le tuer
Je vais aller maintenant chercher mon épée.
  
 Gabija et Coline

RODRIGUE

Je ne peux pas…….. Je ne veux point tuer cet homme
Le père de ma bien aimée.
J’aime cette fille.
Ô cruel désespoir, ô cruauté, (il s’arrache les cheveux), je n’en peux plus.
Si je ne le fais pas, je ne serai plus qu’un incapable et un être bâillonné comme un terrible esclave aux yeux de mon père.
Il faut que j’élimine son père, en digne héritier. Non, il faut que j’arrête ce charabia.
Si je ne bats pas le comte, je serai la honte de la famille.
Serai-je banni ? Serai-je tué ?
Ça y est, j’ai pris ma décision je vais…
Je vais le tuer !




Don Rodrigue 

Que choisir entre ma dulcinée et l’honneur de ma famille ?
Pourquoi suis-je face à un tel dilemme ? Aussi éprouvant !
Aucun homme ne devrait choisir entre la flamme et le trépas ?
Pourquoi devrais-je te perdre ?
Moi qui pendant tant d’années mettais mon cœur au service de mon père !
Moi qui aime Chimène du plus profond de mon âme !
Je suis dans un profond courroux.
Je suis dans une profonde mélancolie insoutenable.
J’ai choisi : je ne tuerai point le père de ma chère et tendre.
Que mon père le veuille ou non !

                                                         Emeline MAZY et Emma LEROY



Non … je ne peux pas accomplir cette tâche, trop ingrate à mon goût.
C’est trop dur, je ne peux point. Pourquoi moi ?... Suis-je maudit ?!
De toute façon, mes seules issues sont, soit mourir en sauvant l’honneur de ma famille, soit vivre avec celle que j’aime mais avec la honte de ma famille que je devrais endosser toute ma vie. Mais si je le tue, je vivrai toute ma vie avec une angoisse éternelle. Je prends ton épée, père, et je le tuerai. Je préfère te venger plutôt que te laisser mourir avec cette honte.
Pour toi, Chimène, j’avais ma flamme à te déclarer mais maintenant elle s’est éteinte.


Kimô et Emilio



Je dois choisir entre Chimène et l’honneur de ma famille.
Pourquoi cela arrive-t-il à moi ?
(Se met à genoux.)
Haut les cœurs !
Je ne veux pas tuer le père de Chimène et je ne veux pas décevoir mon père !
Ce choix sera décisif pour ma vie !
J’ai pris ma décision : je dois le tuer et je le jure qu’il mourra de mon épée.
Mais je ne reverrai plus jamais ma bien aimée.
Mon père m’a tout appris et il à été déshonoré, je dois récupérer son honneur !
C’est bon j’ai pris ma décision ! Je vais le tuer !!!
(Se relève et prend son épée d’une main ferme)


                                Rodrigue

Ô tragique destin qui me rend misérable !
Père, ce que vous désirez m’est inacceptable !
Comment puis-je tuer le père de Chimène ?
Cela mettrait un terme à notre futur hymen
C’est impossible père, ne vous le plaise ou non
Je ne pourrai pas vous venger de cet affront





mardi 22 janvier 2013

Poèmes engagés

Tu te dis


Tu te dis
Que tu n'aurais jamais dû venir ici,
Ici où les gens te jugent sur ta couleur
Ta couleur, celle que tu n'as pas choisie
Celle avec laquelle tu es né
Celle avec laquelle tu meurs.
Oui, ta couleur de peau
Tu ne l'as pas demandée
Et pourtant tu te trouves condamné
A vivre sous les regards
Ces regards qui te défigurent
Comme si tu n'étais pas de ce monde
Quand tu vois ces regards qui te dévisagent
Ces regards haineux
Posés sur ton visage
Tu te dis
Que tu as juste envie de partir d'ici
De cet endroit que tu as choisi
Pour sauver tes enfants de la famine
Et leur éviter de tomber
Tomber dans la honte
La honte d'être ce que tu es
Thalia Magnier & Christopher Leignel


Libre avant tout

Cet homme était opprimé
Cet homme était blessé
Cet homme a été tué
Cet homme sacrifié,
Tout cela pour une religion
Autant de pressions
Dans cette région sous tensions
Dans cette région hostile,
Sans idylle
Dans laquelle les civils,
Ne peuvent se cultiver
Matraqué
Cet homme continue
 Sans issue,
Il se bat
Il combat
Mais il n’a pas le choix
Il mourra au combat.


Clément LALUQUE, Clément DAULON


  La chance de vivre

Ces personnes dans la rue.
Ces jeunes, ces adultes.
Sans nourriture.
Presque nus dans la rue.
Ils ont froid.

Leurs habits sont troués, déchirés, tachés.
Ils sont dans la rue, solitaires.
Ils sont en famille.

Une famille dans la rue c’est d’une ironie,
Comment peut-elle vivre?
Comment peut-elle manger?
Comment peut-elle dormir?
Leurs enfants ont seulement un pauvre linge
Ils  sont sales, crasseux, répugnants.
Leur mère est tellement fatiguée et a tellement faim.
Qu’elle voit juste une sombre tâche noire
Qui lui inflige des douleurs inimaginables.
Elle implore qu’on lui donne une petite pièce
Pour lui acheter un pauvre petit pain,
Pour nourrir ses bambins.

Il voit traverser chaque jour des milliers de personnes,
Il les voit, et il a l’impression de voir sur leur visage un sourire narquois
Ils mangent devant leur corps sans vie,
Cet enfant affamé,
Est  torturé par la vue d’un pauvre petit gâteau.
Et devant leur torture, un enfant s’avance et leur tend une pièce.

Ceci était peut être un ange,
Si ceci n’était pas un ange, il avait du cœur.                            


LisaRoberrini


Le racisme

Noires comme blancs
Femmes comme hommes
Assis sur un banc
Regardent les gens
Passent dans cette rue sombre et triste
Des regards noirs me fixent
Comme si j’étais un inconnu
Je ne t’ai jamais connue
Mais ton parfum d’été
Ton parfum si sucré
Ton parfum si connu
Ton parfum me donne l’envie de t’approcher
Elle blanche, moi noir
Tout nous opposait
Je ne savais pas si elle me voyait
Si elle tenait compte de moi
Un soir je suis reparti sur mon banc
Regardant les étoiles
En me disant pourquoi ne suis-je pas blanc ?


 Léa Duarte & Andréa Drapeau



La guerre ce fléau

Les tranchées étaient des fosses obscures.
Le dîner avait un goût de pourriture.
Le bruit assourdissant des obus tirés au dessus de nous
Nous fit comprend que nous étions jetés dans la gueule du loup.

 La mort nous guette à chacun de nos pas
 Comme un lion qui surveille sa proie.
 Les balles sifflant au dessus de nos têtes,
 Des grenades et des AK47

 Déjà trop de morts dans les tranchées
 Déjà des femmes perdent leur mari dans les tranchées
 Déjà des hommes rentrent chez eux
 Déjà des cauchemars plein les yeux

 Les balles transpercent les corps des soldats,
 Les femmes pleurent les pertes de soldats
 Les chefs donnent des ordres et crient :
 La guerre sera bientôt finie !

Gaétan Constantin  & Tom Olivry                     


Le rêve d'un sans-abri.

Je suis là, assis
Avec un bon café
Bien chaud, bien sucré
Avec des beignets
Bien chauds, bien sucrés
Je suis sur le canapé
Et je regarde la télé
Avec ma compagne
Je la regarde,
Je la prends dans mes bras
Je l'embrasse
Je suis l'homme le plus heureux
Je suis comblé
Je nage dans le bonheur..
20 heures passées
La nuit tombée, moi relevé
Je suis là, assis
Dans la rue et je me rends comte
Que tout cela n'était qu'un rêve.


Alicia- 3ème C