mardi 22 janvier 2013

Poèmes engagés

Tu te dis


Tu te dis
Que tu n'aurais jamais dû venir ici,
Ici où les gens te jugent sur ta couleur
Ta couleur, celle que tu n'as pas choisie
Celle avec laquelle tu es né
Celle avec laquelle tu meurs.
Oui, ta couleur de peau
Tu ne l'as pas demandée
Et pourtant tu te trouves condamné
A vivre sous les regards
Ces regards qui te défigurent
Comme si tu n'étais pas de ce monde
Quand tu vois ces regards qui te dévisagent
Ces regards haineux
Posés sur ton visage
Tu te dis
Que tu as juste envie de partir d'ici
De cet endroit que tu as choisi
Pour sauver tes enfants de la famine
Et leur éviter de tomber
Tomber dans la honte
La honte d'être ce que tu es
Thalia Magnier & Christopher Leignel


Libre avant tout

Cet homme était opprimé
Cet homme était blessé
Cet homme a été tué
Cet homme sacrifié,
Tout cela pour une religion
Autant de pressions
Dans cette région sous tensions
Dans cette région hostile,
Sans idylle
Dans laquelle les civils,
Ne peuvent se cultiver
Matraqué
Cet homme continue
 Sans issue,
Il se bat
Il combat
Mais il n’a pas le choix
Il mourra au combat.


Clément LALUQUE, Clément DAULON


  La chance de vivre

Ces personnes dans la rue.
Ces jeunes, ces adultes.
Sans nourriture.
Presque nus dans la rue.
Ils ont froid.

Leurs habits sont troués, déchirés, tachés.
Ils sont dans la rue, solitaires.
Ils sont en famille.

Une famille dans la rue c’est d’une ironie,
Comment peut-elle vivre?
Comment peut-elle manger?
Comment peut-elle dormir?
Leurs enfants ont seulement un pauvre linge
Ils  sont sales, crasseux, répugnants.
Leur mère est tellement fatiguée et a tellement faim.
Qu’elle voit juste une sombre tâche noire
Qui lui inflige des douleurs inimaginables.
Elle implore qu’on lui donne une petite pièce
Pour lui acheter un pauvre petit pain,
Pour nourrir ses bambins.

Il voit traverser chaque jour des milliers de personnes,
Il les voit, et il a l’impression de voir sur leur visage un sourire narquois
Ils mangent devant leur corps sans vie,
Cet enfant affamé,
Est  torturé par la vue d’un pauvre petit gâteau.
Et devant leur torture, un enfant s’avance et leur tend une pièce.

Ceci était peut être un ange,
Si ceci n’était pas un ange, il avait du cœur.                            


LisaRoberrini


Le racisme

Noires comme blancs
Femmes comme hommes
Assis sur un banc
Regardent les gens
Passent dans cette rue sombre et triste
Des regards noirs me fixent
Comme si j’étais un inconnu
Je ne t’ai jamais connue
Mais ton parfum d’été
Ton parfum si sucré
Ton parfum si connu
Ton parfum me donne l’envie de t’approcher
Elle blanche, moi noir
Tout nous opposait
Je ne savais pas si elle me voyait
Si elle tenait compte de moi
Un soir je suis reparti sur mon banc
Regardant les étoiles
En me disant pourquoi ne suis-je pas blanc ?


 Léa Duarte & Andréa Drapeau



La guerre ce fléau

Les tranchées étaient des fosses obscures.
Le dîner avait un goût de pourriture.
Le bruit assourdissant des obus tirés au dessus de nous
Nous fit comprend que nous étions jetés dans la gueule du loup.

 La mort nous guette à chacun de nos pas
 Comme un lion qui surveille sa proie.
 Les balles sifflant au dessus de nos têtes,
 Des grenades et des AK47

 Déjà trop de morts dans les tranchées
 Déjà des femmes perdent leur mari dans les tranchées
 Déjà des hommes rentrent chez eux
 Déjà des cauchemars plein les yeux

 Les balles transpercent les corps des soldats,
 Les femmes pleurent les pertes de soldats
 Les chefs donnent des ordres et crient :
 La guerre sera bientôt finie !

Gaétan Constantin  & Tom Olivry                     


Le rêve d'un sans-abri.

Je suis là, assis
Avec un bon café
Bien chaud, bien sucré
Avec des beignets
Bien chauds, bien sucrés
Je suis sur le canapé
Et je regarde la télé
Avec ma compagne
Je la regarde,
Je la prends dans mes bras
Je l'embrasse
Je suis l'homme le plus heureux
Je suis comblé
Je nage dans le bonheur..
20 heures passées
La nuit tombée, moi relevé
Je suis là, assis
Dans la rue et je me rends comte
Que tout cela n'était qu'un rêve.


Alicia- 3ème C